Artkatana
L'après seconde guerre mondiale
A la fin de la seconde guerre, suite à la trahison que représentait Pear Harbor, le général américain Douglas MacArthur (aussi appelé depuis au Japon le Gaijin Shogun ou généralissime étranger) supervise l'occupation du Japon de 1945 à 1951 et entreprend de nombreuses mesures politiques et sociales. L'objectif de cette occupation est de reconstruire l'économie Japonaise et d'y mettre en place un gouvernement démocratique avant de rendre le pouvoir en 1949. Malheureusement cette période ne fût pas sans de gravissimes conséquences sur le sabre Japonais.

Un désarmement massif fût entreprit, touchant les sabres militaires mais aussi les sabres conservés par les particuliers et familles de samourais. Les estimations varient toute énormément mais des milliers de sabres furent tantôt détruits, ou tantôt ramenés par les GI en tant que trophées. Ce sont ainsi plus de 7 tonnes de sabres qui aurait été envoyés aux Etats-unis, à la base de certaine grandes collections de nihonto que l'on y trouve aujourd'hui. Malheureusement, ce ne sont donc pas seulement des Showato (sabres de qualité médiocre produits en grande quantité pendant la guerre) qui furent perdus, bien que par chance les montures militaires qu'ils arboraient intéressait plus les militaires Américains, mais aussi de grands sabres qui sont pour certains encore activement recherchés. Il est certain cependant que de nombreux sabres historiques ont été perdu par ignorance et ne seront jamais retrouvés. Heureusement, ces destructions et pertes prirent fin suite à divers événements, notamment en 1949 lors d'une célébration ayant lieue tous les 25 ans au grand sanctuaire d'Ise, où certains forgerons furent autoriser à forger en tout 60 lames pour faire honneur au sabre. Le Dr Honma enverra aussi Kanzan Sato en tant qu'interprète pour discuter avec le colonel Cadwell durant l’occupation, pour apprendre au général MacArthur à faire la distinction entre sabres militaires et sabres d'art, pour éviter que d'autres nihontos soient perdus. Après un mois de négociations, plus aucun sabre qui pouvaient constituer un intérêt artistique et culturel ne devait être détruit, leur possession devenait à nouveau légale (plus de saisies), et un comité fût crée pour évaluer les sabres sous la direction de Hosokawa Moritsugu. Une quinzaine de juges examinaient ainsi chaque jour les sabres qui pouvaient revêtir un intérêt culturel afin de les conserver. Après un an de travail, c'est un peu plus de 4500 sabres qui seront sauvés et conservés au musée national de Tokyo. La NBTHK apparaîtra en 1948 (agence du gouvernement Japonais pour la préservation du sabre) co-fondée par le Dr Honma Kunzan et Kanzan Sato deux grandes figures du sabre Japonais moderne, très impliqués qui étaient notamment en charge des sabres au musée national de Tokyo. En 1952 la forge fût à nouveau autorisée et Le Dr Honma accompagné Mr Nakajima diffusèrent au début des années 60 les photographies de certains grands sabres perdus (14 Kokuho ou trésors nationaux et 25 Jûyô Bijûtsû ou objets culturels importants), les images ne seront à l'époque pas largement distribuées et de nombreuses autres pertes d'importance seront déclarées les années suivantes.

Trop peu de sabres ont été à ce jour retrouvés, mais le sabre Japonais aura été protégé et défendu afin d'éviter qu'il soit perdu à jamais. La fuite aura cependant été d'une importance monumentale, on dénombrait ainsi plus de sabres Japonais aux États-Unis qu'au Japon en 1958, et malgré le changement de loi autorisant la possession des sabres d'arts, certains auront tout de même été emmenés et même parfois vendus d'occasion aux soldats Américain, la guerre ayant amenée sont lot de difficultés économiques pour certains habitants. Les 4500 sabres sauvés et examinés par le comité seront malheureusement stockés près de 50 ans dans une réserve, avant d'être entretenus et montrés au publique en 2000 lors d'une exposition. Aujourd'hui, la plus-part de ces sabres sont retournés à leur propriétaires Japonais. L'autorisation de forge votée en 1952 aura été largement le fait d'un Homme, Kurihara Hokisaburo, qui avait pour projet de faire forger 300 lames pour commémorer le traité de paix de la seconde guerre. Il ne mènera pas son projet à terme, car décédera en 1954 avant son aboutissement, mais grâce à lui et ses visites à tous les forgerons du pays, il ranima la forge traditionnelle Japonaise qui est aujourd'hui toujours réalisée sous la direction du gouvernement, conformément à ce qui était prévu initialement lors de ce projet. Direction du gouvernement qui permet clairement aux savoirs traditionnels de ne pas être mélangés aux procédés modernes, et de maintenir aussi aujourd'hui grâce à la NBTHK une forge purement traditionnelle dans les terres qui ont vu naître le katana.